Intervention de Virginie MUNERET lors du ( ROB) Rapport sur les orientations budgétaires 2019 d’Andrésy

Extrait du Conseil municipal du 13 février 2019: vidéo et texte d’Andrésy dynamique

 

Voici le texte prononcé par le groupe AD, lors des orientations budgétaires de 2019, présentées par la majorité:

« Avant de commencer, je crois qu’il est important de rappeler quel était l’objectif du législateur en créant un Débat ou Rapport d’Orientations Budgétaires, en conseil municipal : Permettre des échanges, entre tous les élus de la majorité comme de la minorité, pour construire ensemble, une vision commune de la ville, à travers son budget. Et c’est, cette vision commune que nous voulons essayer de partager, avec chacun d’entre vous. C’est la raison pour laquelle nous aimerions que les remarques qu’Andrésy Dynamique va faire, ce soir, ne soient pas uniquement considérées comme une déclaration de l’opposition notée dans le compte rendu mais que chacun y réfléchisse pour la construction du dernier budget du mandat.

Afin d’être le plus synthétique, clair et efficace possible, nous vous proposons de vous faire part de nos observations en repartant d’une analyse globale de la conclusion de ce rapport.( etmême si l’adjoint au aire nenous avait fait qu’un copié-collé de sa conclusion de l’année passée, nous avons choisi de l’analyser au vu de la conjoncture 2019)

Vous démarrez en parlant du contexte général de restriction de la dépense publique et du fait que cela oblige Andrésy, comme toutes les communes, à (je vous cite) « maîtriser ses dépenses réelles de fonctionnement afin d’éviter l’effet ciseaux induit par l’augmentation exogène de nos dépenses et la baisse de nos recettes… ».
Même si nous pouvons partager la première partie de la phrase, pour la seconde, il ne nous semble pas, malheureusement qu’elle soit qu’exogène.
En effet, les choix d’investissement de l’exécutif induisent toujours, les dépenses de fonctionnement qui suivront. Il est donc évident que si vous faites de mauvais choix en construisant des équipements inutiles, les générations futures auront à en assumer les conséquences ce qui va être bien évidemment le cas de la halte fluviale ou de treck’ile, par exemple.
Par ailleurs, cela signifie, au vu de votre entêtement, à continuer une politique de constructions publiques inadaptées que la seule possibilité pour éviter cet effet ciseau va consister, à supprimer encore des services publics en faveur des habitants.

On le voit dans cette présentation, le seul exemple que vous martelez pour justifier vos diminutions de frais de fonctionnement est d’avoir fermé la crèche familiale !! Pourtant, quelle est l’équipe municipale qui pourrait être fière de cela ? Supprimer des services publics à l’heure où les Français rencontrent de plus en plus de difficultés au quotidien.

Une politique municipale, à l’écoute, devrait proposer tout le contraire.
Un sondage qui avait été organisé, il y a quelque temps, par l’Association des Maires de France, pour les Maires montraient que les principales attentes des administrés étaient que leur commune leur garantisse leur sécurité, leur entretienne leurs voiries et les accompagne pour la garde de leurs enfants.

D’autre part, vous préconisez, dans votre stratégie financière, de poursuivre des plans d’économie sur les charges de fonctionnement alors même que nous savons que les agents municipaux d’Andrésy qui sont de grande qualité et font le maximum pour répondre aux demandes des administrés et de leurs élus, sont maintenant en sous-effectif constant. Cela fait plusieurs Rapport d’Orientations Budgétaires où nous disons que c’est déraisonnable mais maintenant en 2019, vu les coupes déjà réalisées, cette préconisation, je l’affirme et l’assume serait suicidaire.

A un moment, on ne peut pas avoir des paroles et des actes qui ne sont plus du tout en adéquation. Le gouvernement actuel en est la démonstration.

Vous savez, il est toujours de bon ton, en France, de taper sur les fonctionnaires mais quand la qualité des services diminue, là on se rend compte qu’ils étaient très utiles mais c’est souvent trop tard pour revenir en arrière ! On entend dire : Ils sont trop nombreux mais où les supprime-t-on ? Dans la Police ? Ah non, sous-effectif ? Dans la justice ? Ah non, c’est déjà une catastrophe ? Dans l’éducation ? Surement pas ; Mais ce sont ces postes qui consomment 80 % de la masse salariale de l’Etat. Alors que faisons-nous ? Et bien on supprime les autres services et notamment territoriaux.

Et on voit le monstre que cela a engendré. Une crise sans précédent depuis 14 semaines. Crise qui est née essentiellement là où les services publics ont été supprimés et où les commerces ont fini par partir, aussi.
Alors faisons attention, le service que nous devons aux habitants est fragile, nous sommes tous des compagnons de route et le travail nous devons le faire tous ensemble pour de bonnes raisons.

Sur les autres points soulevés dans votre conclusion,

Tout d’abord, nous sommes assez étonnés qu’un simple mi-temps d’un manager de ville, salarié de la Chambre de Commerce et d’Industrie, sans réel possibilité d’agir efficacement sur le tissu local soit noté comme un axe essentiel de la stratégie financière de la Ville !! Quant à la possibilité d’abattement de la Taxe foncière locale, quelques explications s’imposent. Pourrez-vous nous les donner ?

Quant à l’axe 3, permettez-nous de ne pas être d’accord du tout mais pas du tout avec les termes employés, convenus et surtout dévoyés : « évolution maîtrisée de la population par le lancement d’opérations de logements validées et intégrées dans leur environnement ».
-Validées ? Mais Validées par qui ? Par vous seuls? Aucune concertation, des pétitions pour obtenir quelques avancées et encore aujourd’hui, des grands ensembles d’immeubles programmés de manière démesurée surtout dans le secteur large de la gare (de l’entrée de ville : rue de Triel, puis Sablons, Casino, projet gare, Jean Philippe Rameau, à la rue de Chanteloup ): A terme plus de 700 logements, rien que dans ce quartier. Je n’appelle vraiment pas cela une évolution maîtrisée.

En outre, inscrire ceci dans les axes de stratégie financière me semble absurde puisque les maires bâtisseurs ne percevront même plus la taxe d’habitation qu’aurait pu leur rapporter cette arrivée de nouveaux habitants. En revanche, cela aura un véritable coût de services pour la collectivité.

Coût non anticipé comme nous l’avions regretté en son temps, sans vision, sans projet de ville. Celui-ci aurait permis d’anticiper la construction d’un véritable groupe scolaire plutôt que des rafistolages d’écoles existantes prenant sur leurs superficies actuelles pour mettre plus d’enfants dans moins d’espace. Ces aménagements à la sauvette, ne permettant pas de respecter des cartes scolaires à « énergie positive » si je puis dire, puisque les distances entre les nouvelles habitations et les groupes dont dépendront les enfants obligeront leurs parents à utiliser la voiture.

En dehors d’une vision à long terme de notre Ville en termes d’aménagement, nous ne pouvons que regretter encore une fois que nos interventions, telles que je le disais en préambule ne soient écoutées que d’une oreille distraite, sans réel intérêt pour l’échange, pour enrichir le travail afin de l’améliorer, de le polir ensemble. C’est typiquement le cas au sujet de l’emprunt puisque cela faisait 2 années que notre équipe vous conseillait de lever celui-ci tant que les taux étaient les plus bas. Vous n’avez pas voulu suivre et c’est en 2019 que vous vous décidez alors que les taux remontent. Pourquoi ?

Enfin, je ne parlerai pas de vos relations avec notre communauté urbaine, GPSEO que vous citez du bout des doigts, dans votre rapport. Nous nous sommes suffisamment exprimés sur le sujet et cela n’apportera rien, à mon sens au débat de ce soir.

Voici la contribution qu’Andrésy Dynamique souhaitait apporter au débat. »