Tribune mars 2019

La prise de conscience qu’il faut protéger notre environnement progresse, notamment parmi la jeune génération, ce qui est encourageant pour l’avenir. Les décisions politiques du gouvernement Macron, qui a renoncé par exemple à interdire le glyphosate, ce désherbant très toxique, ne suivent malheureusement pas.

Et au niveau local ? Se soucier de l’environnement dans une ville comme Andrésy, c’est d’abord préserver les milieux naturels. Or, sur ce plan, on peut dire que la Mairie a accumulé les faux pas. Elle a d’abord malmené la Seine, à travers ses rives et son île Nancy, en artificialisant à grand frais un espace naturel qui ne demandait rien à personne. Le creusement d’une mare pour Trek’Ile nécessitant coulage de bentonite et pompage d’eau était-il le meilleur service à rendre à cette île jusque-là sauvage ? Et c’est encore la Seine qui fait les frais (et nous tous qui payons…) du projet pharaonique de halte fluviale, dont les pieux qui viennent s’ancrer dans les rives sont apparus récemment. Qui oserait affirmer que cela va améliorer la qualité de nos paysages ?

Préserver les espaces naturels, c’est aussi garder entre les immeubles et les maisons, des arbres, des zones vertes de respiration. Mais là encore, les projets de logements municipaux sont démesurés. Nous sommes d’accord pour bâtir mais nous dénonçons, depuis toujours, la densification excessive. Comme sur l’ancien terrain de la CCI, où la nature recule au profit des logements. Même minéralisation du paysage à venir autour de la gare, de ce que l’on connaît du projet, comme sur les quais de Seine, où la bibliothèque aurait mérité qu’on laisse une place à un peu de verdure.

Bref : les récents aménagements artificialisent ou réduisent les espaces naturels dont nous avons pourtant tant besoin, en particulier au printemps. Des fleurs sauvages, des oiseaux qui chantent : c’est aussi cela la qualité de vie que chacun souhaite conserver à Andrésy.